Les crises de l'âme

9/7/2007





Aussi fort que puisse être le roseau au vent, il est quand même possible qu’il soit complètement soulevé de terre lors d’une tornade. Et comme un couteau planter au cœur, la fin d’une histoire d’amour entre deux personnes c’est brutal et douloureux. Comme la chute d’un ange, l’atterrissage rend « étourdie » un long temps et on y laisse des plumes. Plus de sommeil, perte d’appétit, pas de joie ni d’intérêt en général pour le monde autour de nous. Et je ne parle pas des crises de l’âme, de larmes et des remises en questions sur sa vie et soi.

C’est quand même curieux qu’à l’âge que j’ai aujourd’hui, je ne me suis jamais complètement remit de mon premier amour. La femme oui, hihi mais, ce qu’elle représentait, non : le rêve, l’éternité, être plus fort que tout lorsqu’on est deux, la famille, l'avenir quoi! Quand l’amour dit qu’elle peut tout, elle peut tout, jusqu’au jour ou elle balance d’un autre côté. Et ça, ça ma sacré une calv... de douche froide. J'ai tombé de si haut, que j'ai creusé la terre pour ne remonté qu'à la surface bien des années après. Je pourrais même dire que ça m'a plongé dans un océan de glace. Et là, le compte à rebours commençait. Et ce côté là, lorsqu’il est de l’autre bord, il n’y a plus rien à faire. Et je suis extêmiste sur les bords. Il n’y a plus de retour en arrière possible. C’est bien là un drame du temps. Pas plus qu’on ne peu retourner en arrière, on ne peut pas avancer plus vite aussi. Après plusieurs années de relation alors, on s’écrase sur le pavé. Je suis resté des heures sous la pluie lors de ma première séparation comme ces années à perdre ma vie par la suite. C'est long, long, long!

Pour faire une histoire rapide, d’autres ailes (elles) ont illuminés mes nuits, mes jours, mes années. Mais pas avec cette magie que je retrouve particulièrement avec une nouvelle amie mais c’est autre chose.

Je ne regrette pas d’avoir espacé des années en célibataire qui m’ont permis de cracher mon venin, de « tripper » par les deux bouts de la chandelle et de ne rendre personne trop malade avec mes passions musicales et la vie qui relie ses nuits. Malgré des solitudes parfois, parce que le sexe ne comble pas tout, je sais dans mon cœur que je suis toujours un peu cet homme là qui aime la liberté et qui veut aussi cette femme libre malgré les obligations du quotidien, le pain du matin. Libre de s’abandonner à elle, libre de se donner comme elle est avec sa vie, son passé, sa spontanéité.


La  liberté n’est pas celle de ne rien foutre mais celle d’assumer ses choix. Je ne l'invente pas c'est ce que je constate pour faire un bon "deal" avec l'animal en moi.

Mais l’amour est-elle un choix? Non, c’est un attrait naturel et sans complexité qui a tout à foutre de la liberté. Il prends garde à ceux et celles qui s’aiment, tout comme il n’a jamais de chaînes pour les retenir.

Texte et photographie: Dany-Daniel Gabriel

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