Berger sans moutons

12/5/2007


Si la veille c’était de bison donc il était question comme subsistance et bien hier, c’était le cheval qui était de mise pour le repas minute que je me suis fait accompagnés de champignons et d’oignons. J’ai mangé le tout tranquillement assis dehors sur ma galerie avant, après ma journée de travail et ce malgré le vent et la pluie fine naissante qui dansait dans la vallée, pardon, je vous dire dans la rue!

Alors, puisque j'ai tout mangé et que je n’ai plus de cheval pour chasser le bison, je me demande bien ce qu’il va y avoir pour le lunch aujourd’hui??

Ça doit tout de même exister du bœuf? C’est vrai qu’il n’en cour pas des milliers dans le centre-ville de Sherbrooke (où j’habites) mais les boucheries se fendent en quatre pour en vendre. Mais pour acheter mon bœuf, ça me prend du cash, et pour avoir du cash il faudrait que je vende mon bison ou mon cheval!! Ça n’a ni queue ni tête mais le monde de la consommation est ainsi faites. Voilà pourquoi le travail existe. Mais si nous ne sommes pas rémunérés en valeur monétaire, moi je m’en fou de pratiquer troc! La valeur des choses ne se mesure pas à son pesant d’or mais aux besoins des individus qui le nécessite. .

Si par exemple, je suis berger et que j’ai un troupeau de moutons abondant, et que pour pouvoir me procurer un vêtement donc je ne dispose pas des richesses ou du savoir faire pour en avoir un nouveau,  d’échanger quelques moutons pour un pantalon, où est le problème? J’en ai que faire de trop de mouton et l’autre aussi de pantalons. Lui, il va nourrir les siens avec les bêtes et moi m’habiller avec son savoir faire de tisseur et de tailleur et de plus, il va pouvoir faire d’autre linge avec la laine qui me feront dans l’avenir d’autres culottes. Ces culottes me permettes par le fait de retourner aux champs et etc…

Oui, il est possible de faire des marchés honnêtes sans argent malgré le sens de la disproportion dans un monde qui est capitaliste malheureusement. Tout est à la mesure de ce que l’on dispose comme ressources et de bien vouloir faire notre part dans la communauté avec ceux-ci. Mais ce matin ce n’est pas comme ça que ça va marcher, car je n’ai ni troupeau, ni tissus ou bison ou cheval à troquer. Dès lors je me dois d’aller à la chasse en ville « je veux dire aller travailler » car je suis sans restes… comme un berger sans moutons!


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